13.10.2006
RENCONTRE AVEC FREDERIQUE BEL
Elle a d’abord été mannequin puis a tourné de nombreuses publicités pour enfin devenir comédienne et scénariste avec, toujours, une volonté de vouloir transmettre un message, ce qui, d’après elle, l’a fait évoluer. De plus, elle avoue avoir dû lutter contre le stéréotype « de la Blonde bête » depuis la minute blonde sur Canal +.
Curieuse de caractère, elle aime aussi la solitude qui lui permet de s’évader face à une société trop étouffante. Pas vraiment « show business », c’est une grande romantique qui regrette le peu de romance dans les films de nos jours.
Quant à sa venue au festival, c’est Jean-Michel Descombes qui lui a proposé lors du festival de Cannes de faire partie du jury professionnel à Saint-Jean-de-Luz. Enfin, cette jeune femme ambitieuse et motivée n’a pas fini de nous étonner: son rêve est de réaliser un jour son propre film. Qui sait? Nous aurons peut-être la surprise et le plaisir de la retrouver au Festival des Jeunes Réalisateurs d’ici 1 ou 2 ans pour présenter son premier film?
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POM LE POULAIN
Ce long métrage réalisé par Oliver Ringer est rempli de bons sentiments et s’adresse tout particulièrement aux enfants. On peut noter du film de splendides images de la Nature provenant des Ardennes Belges. La musique ajoute encore plus au caractère « fleur bleue » de ce scénario. Au niveau de l’interprétation, on ne peut qu’être touché par la prestation de Richard Bohringer : simple, naturel et par conséquent touchant dans sa relation « parentale » avec Pom le poulain.
Il s’agit d’un film fait par de grands enfants pour les petits enfants que nous sommes tous restés.
Belle rencontre ce matin, entre la jeunesse luzienne (près de 600 jeunes issus des écoles primaires et des collèges), un réalisateur et un artiste…
En effet les scolaires ont participé à une séance supplémentaire, du film en compétition, « Pom, le poulain », réalisé par Olivier Ringer.
A l’issue d’une séance qui a vraiment plu aux jeunes, le réalisateur belge, accompagné de Richard Bohringer, a répondu à quelques questions pertinentes :
Mirabelle [jument héroïne du film] existe-t-elle vraiment ?
Comment s’est déroulée la scène de la cascade ?
Pourquoi Julien sauve-t-il Patrick ?...
Olivier Ringer a donc confirmé le plaisir de tourner avec des animaux dans des paysages remarquables, et de diriger un acteur tel Richard Bohringer.
De son côté, l’acteur s’est véritablement pris au jeu et a accueilli avec un véritable bonheur l’amour que lui a signifié le jeune public.
Dommage quand même qu’il ne se soit pas plus étendu sur le film et les conditions de tournage…
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LES FRAGMENTS D'ANTONIN
1918, dans un hôpital militaire, les gueules cassées côtoient des « blessés de guerre » si particulier, dont la blessure est invisible. Antonin y est soigné parce qu’au retour de la guerre, il ne parle plus et semble hanté par des souvenirs insupportables.
Sans être à proprement parlé un film de guerre, cette œuvre de Gabriel Le Bomin est un magnifique film sur la guerre : le thème de la psychiatrie, science naissante dans ce premier quart du XXème siècle ou celui de la violence, apporte des éclairages intéressants sur cette époque. Gabriel Le Bomin, qui a réalisé des documentaires sur d’autres conflits, participe ici au travail de recherche et de diffusion sur des aspects méconnus de la Grande Guerre, comme la violence du souvenir, la peur au combat, les traumatismes, la désertion…
Le personnage d’Antonin est un rôle compliqué, mais très bien assuré par Grégori Derangère, dans un film dont le petit budget a été compensé par le talent de l’équipe. Voici un film original sur une période souvent traitée, ce qui ne peut être que salué, d’autant que le réalisme de l’œuvre et le sérieux des études historiques sont complets.
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RENCONTRE AVEC BERNARD WERBER
Je suis un terrien vivant qui écrit des livres et un créateur de Monde.
Vous allez dédicacer votre dernier livre (Le papillon des étoiles) samedi. Pouvez-vous nous en parler ?
Ce livre recherche une solution. Il s’agit d’assurer la survie de l’espèce dans une sorte d’Arche de Noé, un vaisseau spatial avec une voile solaire de la taille de l’Australie. La technologie existe et un prototype a été lancé mais il a été détruit. Le problème est donc uniquement d’ordre financier.
Vous dites qu’il faut assurer la survie de l’espèce. Pensez-vous que la Terre soit menacée ?
Le risque est particulièrement fort depuis quelques années. Notamment, les essais nucléaires coréens récents sont inquiétants. On n’invente pas une arme pour ne pas s’en servir et je pense que toutes les « conneries « qui peuvent être faites le seront. C’est la première fois que l’arme atomique se trouve entre les mains de fous fanatiques dangereux. Je pense que les « Forces de l’Ombre » vont remporter « la Bataille Finale » avec le soutien des naïfs. Dans ce contexte, il me paraît inévitable d’envisager la fuite.
Pourtant, vos premiers livres défendaient plutôt une survie possible sur Terre. S’agit-il d’une évolution de votre vision ou bien de plusieurs aspects du même problème ?
J’ai toujours été un écrivain d’anticipation, même si on m’a pris pour un écrivain de science-fiction, et ma vision n’a pas changé. Il faut toujours prévoir le pire. Les Fourmis recherchait des solutions pour sauver la vie terrienne. Dans Le papillon des étoiles, il s’agit de sauver la vie humaine.
Pourquoi êtes-vous devenu écrivain ?
Écrire a toujours été une nécessité et la seule chose que je fasse vraiment bien. Mes études de criminologie et mes années de journalisme scientifique m’ont donné le « bagage » nécessaire. D’autre part c’est un métier solitaire, ce qui me convient parfaitement. Je ne supporte pas la hiérarchie.
Pour terminer, que pensez-vous du Pays Basque, de Saint-Jean -de -Luz, du Festival ?
D’une manière générale, j’aime m’évader de Paris pour sortir de mon cadre et faire des rencontres. Le Pays Basque et Saint-Jean-de-Luz sont très agréables et j’adore ce festival.
Merci.
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RENCONTRE AVEC GREGORI DERANGERE
Je pense être quelqu’un de simple, abordable, et qui s’adapte facilement… Tel un caméléon sympathique ! (rires)
Avez-vous toujours voulu être comédien ?
Au départ, pas vraiment. Mon objectif est de raconter des histoires, sans vraiment savoir comment. Je recherchais le meilleur moyen. Puis, un été, j’ai fait un stage de théâtre, et ça a été une vraie révélation.
Comment avez-vous débuté dans le milieu ?
Très simplement, par de petits rôles.
Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de jouer « Antonin » ?
Le scénario étrange m’a donné cette envie, ainsi que le fait d’avoir un rôle très particulier. J’ai un grand intérêt pour les rôles extrêmes.
Où a été tourné le film ?
En Île-de-France et Franche Comté.
N’était-il pas difficile de jouer « Antonin » ?
Les quinze premiers jours, nous n’avons tourné que les scènes où l’on montre le traumatisme d’Antonin, c’était physiquement très fatiguant, celles-ci nécessitaient une grande concentration et bien sûr ce n’était pas évident d’être toujours à fond dedans.
Quelle a été la critique qui est revenue le plus souvent après la projection ?
Dur et beau.
Quels sont vos futurs projets professionnels ? Songez-vous à la réalisation ?
J’ai souvent essayé d’écrire, mais cela n’a rien donné. Mes projets: tourner une comédie en mars pour Catherine Castel : « 48h par jour ».
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12.10.2006
Pardonnez moi de Maiwenn le Besco
La réaction du public a été à l’image du long-métrage : bouleversant, émouvant et drôle parfois.
Maïwenn a su alterner avec brio les rires et larmes au cours de scènes chocs : l’anniversaire, le spectacle avec la poupée,… Les acteurs sont littéralement habités par leur rôle respectif ; la performance en est d’autant plus forte, impressionnante, lorsqu’on apprend que la plupart des scènes ont été improvisées. La musique joue également un rôle particulier : les « trois petites notes de musique » d’Yves Montand rajoutent une touche mélancolique à ce film réellement touchant.
En résumé, un film à voir d’urgence à partir du 22 novembre.
Rencontrée dans un salon du Grand Hôtel au lendemain de la projection de son film, Maïwenn s’est confiée au jury jeune :
Cette femme aux origines multiples ( « mère kabyle et père breton ») nous avoue se considérer comme une personne « intransigeante, influençable parfois, têtue et fière, mais qui sait ce qu’elle veut ».
D’ailleurs Aurélien Recoings (acteur dans le film et présent lors de l’interview) nous dit être « halluciné par la lucidité » de son amie que ce soit « dans le travail ou dans la vie de tous les jours ».
Elle nous précise que c’est depuis 2001, année de son premier spectacle au théâtre, qu’elle a enfin réalisé ce qu’elle voulait faire.
Ainsi à travers son film elle réalise « un fantasme personnel présenté par le personnage principal ».
En effet, elle dit s’être inspirée de son expérience pour ce film utilisant des images de castings passés étant enfant.
Elle pense que son œuvre est un véritable « travail d’équipe ».
Elle se réjouit des réactions du public la veille et des toutes premières critiques.
Sortie en salle le 22 novembre 2006.
Merci Maïwenn
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10.10.2006
OUVERTURE DU FESTIVAL
Ce soir à 20 Heures, Peyuco DUHART, Maire de Saint-Jean-De-Luz à ouvert le 11ème Festival international des jeunes réalisateurs.
C'est pas la projection de PARDONNEZ MOI de la réalisatice MAÏWENN, le premier film en compétition, que ce festival a débuté.
Dès demain les premiers commentaires
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