13.10.2006

RENCONTRE AVEC BERNARD WERBER

medium_1.jpgTout d’abord comment vous définiriez-vous ? 

Je suis un terrien vivant qui écrit des livres et un créateur de Monde.

Vous allez dédicacer votre dernier livre (Le papillon des étoiles) samedi. Pouvez-vous nous en parler ?

Ce livre recherche une solution. Il s’agit d’assurer la survie de l’espèce dans une sorte d’Arche de Noé, un vaisseau spatial avec une voile solaire de la taille de l’Australie. La technologie existe et un prototype a été lancé mais il a été détruit. Le problème est donc uniquement d’ordre financier.

Vous dites qu’il faut assurer la survie de l’espèce. Pensez-vous que la Terre soit menacée ?

Le risque est particulièrement fort depuis quelques années. Notamment, les essais  nucléaires coréens récents sont inquiétants. On n’invente pas une arme pour ne pas s’en servir et je pense que toutes les « conneries « qui peuvent être faites le seront. C’est la première fois que l’arme atomique se trouve entre les mains de fous fanatiques dangereux. Je pense que les « Forces de l’Ombre » vont remporter « la Bataille Finale » avec le soutien des naïfs.   Dans ce contexte, il me paraît inévitable d’envisager la fuite.

Pourtant, vos premiers livres défendaient plutôt une survie possible sur Terre. S’agit-il d’une évolution de votre vision ou bien de plusieurs aspects du même problème ?

J’ai toujours été un écrivain d’anticipation, même si on m’a pris pour un écrivain de science-fiction, et ma vision n’a pas changé. Il faut toujours prévoir le pire. Les Fourmis  recherchait des solutions pour sauver la vie terrienne. Dans Le papillon des étoiles, il s’agit de sauver la vie humaine.

Pourquoi êtes-vous devenu écrivain ?

Écrire a toujours été une nécessité et la seule chose que je fasse vraiment bien. Mes études de criminologie et mes années de journalisme scientifique m’ont donné le « bagage » nécessaire. D’autre part c’est un métier solitaire, ce qui me convient parfaitement. Je ne supporte pas la hiérarchie.

Pour terminer, que pensez-vous du Pays Basque, de Saint-Jean -de -Luz, du Festival ?

D’une manière générale, j’aime m’évader de Paris pour sortir de mon cadre et faire des rencontres. Le Pays Basque et Saint-Jean-de-Luz sont très agréables et j’adore ce festival.

 

                Merci.

RENCONTRE AVEC GREGORI DERANGERE

medium_2.jpgPouvez-vous vous décrire en quelques mots ?

Je pense être quelqu’un de simple, abordable, et qui s’adapte facilement… Tel un caméléon sympathique ! (rires)

Avez-vous toujours voulu être comédien ?

Au départ, pas vraiment.  Mon objectif est de raconter des histoires, sans vraiment savoir comment. Je recherchais le meilleur moyen. Puis, un été, j’ai fait un stage de théâtre, et ça a été une vraie révélation.

Comment avez-vous débuté dans le milieu ?

Très simplement, par de petits rôles.

Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de jouer « Antonin » ?

Le scénario étrange m’a donné cette envie, ainsi que le fait d’avoir un rôle très particulier. J’ai un grand intérêt pour les rôles extrêmes.

Où a été tourné le film ?

En Île-de-France et Franche Comté.

N’était-il pas difficile de jouer « Antonin » ?

Les quinze premiers jours, nous n’avons tourné que les scènes où l’on montre le traumatisme d’Antonin, c’était physiquement très fatiguant, celles-ci nécessitaient une grande concentration et bien sûr ce n’était pas évident d’être toujours à fond dedans.

Quelle a été la critique qui est revenue le plus souvent après la projection ?

Dur et beau.

Quels sont vos futurs projets professionnels ? Songez-vous à la réalisation ?

J’ai souvent essayé d’écrire, mais cela n’a rien donné. Mes projets: tourner une comédie en mars pour Catherine Castel : « 48h par jour ».

12.10.2006

Rencontre avec Sandrine Bonnaire

medium_sb.2.jpgComment êtes-vous arrivée à la place de présidente du jury professionnel du festival ?

Dominique Segall m’a appelé pour me proposer d’être présidente du jury et j’ai accepté.

Qu’avez-vous ressentie quand vous avez reçu votre premier césar du meilleur espoir féminin pour « à nos amours » alors que vous n’aviez que 19 ans ?

J’étais inconsciente parce que je ne savais pas ce qu’étaient les Césars. Il y avait beaucoup d’émotion.

Si vous n’étiez pas actrice , quel métier auriez- vous exercé ?

Je me serais peut-être mise dans le social.

Avez-vous d’autres choses à prouver en tant qu’actrice ?

Oui car le travail de l’acteur n’est jamais acquis, c’est un métier collectif. Il faut s’approprier le rôle du personnage, un acteur a toujours quelque chose à montrer.

Qu’attendez- vous du festival ?

J’attends une émotion forte, un film évident, j’aimerais me positionner en tant que spectatrice et avoir un coup de cœur immédiat.

Que pensez-vous de la ville de Saint-Jean-de-Luz ?

Je la trouve très belle, c’est très protégé, c’est un mélange Corse/Bretagne. Je pourrais me trouver une maison de vacances ici sans problème (rire).

Reviendrez- vous pour passer un moment agréable ?

Oui avec grand plaisir.

Décrivez- vous en quelques mots.

J’ai de l’ambition en ce qui concerne la famille, être une bonne mère et une bonne épouse et je veux toujours bien faire dans mon métier.

Etant jeune, votre objectif était-il de devenir actrice ?

Non pas du tout j’ai arrêté mes études après la 5ème, je n’étais pas du tout scolaire. J’ai fait mes débuts au cinéma vers l’âge de 15 ans par pur hasard.

Trouvez- vous que l’idée d’avoir un jury jeune soit bénéfique pour ce festival ?

Oui c’est une très bonne chose d’avoir un jury jeune au festival car le jury professionnel et le jury jeune ont des réactions et des commentaires totalement différents vis-à-vis des projections.

Quel est l’un de vos films favoris ?

Breaking the wave de Lars Von Trier .

Avant d’arriver à Saint-Jean-de-Luz, connaissiez- vous les autres membres du jury professionnel ?

Oui quelques uns comme Thierry Fremont que j’ai rencontré lors d’un repas au Festival de Cannes. Et je connais également Antoine Dulery.