12.10.2006
Rencontre avec Sandrine Bonnaire
Comment êtes-vous arrivée à la place de présidente du jury professionnel du festival ?
Dominique Segall m’a appelé pour me proposer d’être présidente du jury et j’ai accepté.
Qu’avez-vous ressentie quand vous avez reçu votre premier césar du meilleur espoir féminin pour « à nos amours » alors que vous n’aviez que 19 ans ?
J’étais inconsciente parce que je ne savais pas ce qu’étaient les Césars. Il y avait beaucoup d’émotion.
Si vous n’étiez pas actrice , quel métier auriez- vous exercé ?
Je me serais peut-être mise dans le social.
Avez-vous d’autres choses à prouver en tant qu’actrice ?
Oui car le travail de l’acteur n’est jamais acquis, c’est un métier collectif. Il faut s’approprier le rôle du personnage, un acteur a toujours quelque chose à montrer.
Qu’attendez- vous du festival ?
J’attends une émotion forte, un film évident, j’aimerais me positionner en tant que spectatrice et avoir un coup de cœur immédiat.
Que pensez-vous de la ville de Saint-Jean-de-Luz ?
Je la trouve très belle, c’est très protégé, c’est un mélange Corse/Bretagne. Je pourrais me trouver une maison de vacances ici sans problème (rire).
Reviendrez- vous pour passer un moment agréable ?
Oui avec grand plaisir.
Décrivez- vous en quelques mots.
J’ai de l’ambition en ce qui concerne la famille, être une bonne mère et une bonne épouse et je veux toujours bien faire dans mon métier.
Etant jeune, votre objectif était-il de devenir actrice ?
Non pas du tout j’ai arrêté mes études après la 5ème, je n’étais pas du tout scolaire. J’ai fait mes débuts au cinéma vers l’âge de 15 ans par pur hasard.
Trouvez- vous que l’idée d’avoir un jury jeune soit bénéfique pour ce festival ?
Oui c’est une très bonne chose d’avoir un jury jeune au festival car le jury professionnel et le jury jeune ont des réactions et des commentaires totalement différents vis-à-vis des projections.
Quel est l’un de vos films favoris ?
Breaking the wave de Lars Von Trier .
Avant d’arriver à Saint-Jean-de-Luz, connaissiez- vous les autres membres du jury professionnel ?
Oui quelques uns comme Thierry Fremont que j’ai rencontré lors d’un repas au Festival de Cannes. Et je connais également Antoine Dulery.
10:55 Publié dans JURY 2006 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.09.2006
JURY 2006
PRESIDENTE
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Sandrine BONNAIRE
A dix neuf ans, elle obtint le César du Meilleur Espoir Féminin pour ”A nos amours” de Maurice Pialat qui fut son pygmalion. En 1985, elle fut récompensée par le César de la Meilleure Actrice pour “Sans toi ni loi” d’Agnés Varda .
En 1987, elle s’impose face à Depardieu en héroïne de Bernanos dans “Sous le soleil de satan” Palme d’Or à Cannes et qui lui valut une Nomination pour la Meilleure Actrice aux Césars 1998. Elle est excellente dans “Monsieur Hire” de Patrice Leconte où elle fascine Michel Blanc (Nomination pour le César 1990 de la Meilleure Actrice et le film sélectionné au Festival de Cannes 1989). Elle sera encore nominée aux Césars 1995 pour “Jeanne la Pucelle” de Jacques Rivette et pour “La cérémonie” de Claude Chabrol. Ce rôle lui vaudra, néanmoins, le Prix d’Interprétation à Venise. Comme en 1999 pour “Est-Ouest” de Régis Wargnier. A Saint-Jean-de-Luz, elle était en clôture en 2001 pour le film de Jean-Pierre Améris “C’est la vie” avec Jacques Dutronc. On la reverra prochainement dans les films de Pierre Jolivet et Eric Civanyan.
Gela est le fils de Temur Babluani, auteur de 4 films dont “Le soleil des veilleurs”, Ours d’Argent à Berlin en 1993.
Né en Géorgie, Gela arrive en France à 17 ans et, enthousiasmé par la langue française, il se lance dans la carrière cinématographique....
Après avoir réalisé un court métrage “A fleur de peau” en 2002, il frappe un grand coup avec “13 Tzameti” son premier long métrage. Le résultat ? Lion d’Or du Futur à Venise, Chistera d’argent du Meilleur Film à Saint-Jean-de-Luz et, surtout, il est le premier français à gagner à Sundance....
Son deuxième long métrage, co-réalisé avec son père, “L’héritage” avec Sylvie Testud, tourné en Géorgie, est sorti en salles en France le 20 septembre dernier....
C’est Léonide Moguy qui la lança dans le grand bain avec “Les enfants de l’amour” en 1953, mais c’est son rôle d’Abigail, vipère pleine de venin qui attire la mort sur Salem, qui la révéla au grand public dans “Les sorcières de Salem” en 1956 (aux côtés de Jean-Paul Sartre, Raymond Rouleau, Simone Signoret et Yves Montand).
Elle a tourné pour les plus grands (Preminger, Verneuil, Bolognini, Deville, J. Becker, Simenon et Blier, entre autres...).
Ces dernières années ont l’a vu, à son avantage, dans “36 Quai des Orfèvres” d’Olivier Marchal, “Victoire” de Stéphanie Murat et, surtout, “Camping” de Fabien Onteniente.
Elle sera à l’affiche du 1er long métrage du scénariste Jacques Fieschi “La Californie” aux côtés de Natahlie Baye et Roschdy Zem, sur les écrans le 25 octobre.
Marion Hänsel(Les noces barbares), Jean-Charles Tacchella (Travelling avant en 1987) et José Giovanni (Mon ami le traître) l’ont lancé dans le cinéma ce qui lui valut en 1988 le César du Meilleur Espoir et le Prix Jean Gabin. On ne peut oublier son personnage de cambrioleur paraplégique dans “Fortune Express” d’Olivier Schatzky (1989).
Bertand Blier, Pierre Granier-Defferre, Bernie Bonvoisin (Les Démons de Jésus 1996), Bernard Giraudeau (Les caprices d’un fleuve) lui ont bâti un solide palmarès et Jérôme Cornuau (Les Brigades du Tigre) et Eric Lartigau (Mais qui a tué Pamela Rose ? 2003) lui ont donné des rôles de premier plan.
Parallèlement, le théâtre et la télévision ont tenu un grand rôle dans sa vie ; n’a-t-il pas remporté, cette année, le Prix du Meilleur Acteur aux International Emmy Awards de New York pour son rôle dans “Dans la tête d’un tueur”.
“Une imagination sans limite” (Le Parisien), “Un des phénomènes les plus intéressants - et les plus réjouissants - de l’édition française” (La Vie). Bernard Werber est l’un des auteurs les plus lus de l’hexagone et, surtout, l’un des rares français à connaître une véritable renommée internationale. Depuis “Les fourmis” qui obtint le Prix du Premier Roman, Prix Science et Avenir en 1991, au “Souffle des dieux” en 2005, en passant par “Le jour des fourmis” Grand Prix Littéraire des lectrices de “Elle” en 1993, et “Nos amis les humains” en 2003, tous ses livres sont des best-sellers. Il vient de se lancer dans le cinéma en réalisant “Nos amis les humains” produit par Claude Lelouch (Les Films 13) qui sera sur les écrans français début 2007.
A la télévision, on l’a vue dans “Le journal de Moustic” (1999), puis dans “La grosse émission” dans des sketches en live (2001) mais c’est surtout “La minute blonde” dans “Le grand journal” sur Canal Plus qui l’a rendue proche du public....
Parallèlement, elle suivait une carrière intéressante au cinéma où elle fut dirigée, notamment, par Bertarnd Blier (Les côtelettes), Chantal Lauby (Laisse tes mains sur mes hanches), Philippe Harel (Tu vas rire mais je te quitte), Jean-Pierre Jeunet (Un long dimanche de fiançailles), Cédric Klapisch (Les poupées russes) et Eric Lartigau (Un ticket pour l’espace).
On l’a vu, récemement, à son avantage dans “Camping” de Fabien Onteniente et, surtout, dans “Changement d’adresse” d’Emmanuelle Mouret.
Artiste interprète à la télévision, aussi bien dans les séries (Les Ferchaux, Commissaire Moulin, Confidences sur canapé, Petits meurtes en famille) que dans des téléfilms (dirigé entre autres par Laurent Dussaux, Jérôme Foulon, Fabien Onteniente, Serge Moati et Jérôme Foulon), on l’a vu à son avantage au cinéma notamment, sous la houlette de Claude Lelouch, Gérard Jugnot, Pascale Pouzadoux, Alexandre Arcady, Diane Kurys et, tout récemment, dans “Camping”.
Il est aussi l’auteur du film réalisé par Pascale Pouzadoux en 2003 “Toutes les filles sont folles”.
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