12.09.2007
JURY 2007

PRESIDENT : Gabriel AGHION
Gabriel Aghion quitte son Alexandrie natale pour Paris à l'âge de 4 ans et réalise ses premiers films en super-huit dès ses 14 ans. De 1976 à 1982, il est tour à tour l'assistant réalisateur de Claude Zidi, Laurent Heynemann, Jean-Jacques Beineix, Jean Prat, Willard Huyck ou encore Gerard Vergez (Bras de fer).
Ses premiers films, La Scarlatine (1983) où il raconte ses jeunes années passées à Paris et Rue du bac (1990) ne rencontrent que l'échec, peut-être à cause d'une trop grande sobriété. Ses tribulations nocturnes lui sont alors profitables, puisqu'elles le conduisent à écrire le scénario de Pédale douce. A sa sortie en 1996, le film triomphe avec plus de 4 millions de spectateurs. L'aventure se poursuit en 2004 avec sa suite, Pédale dure.
Fort de son succès, Gabriel Aghion poursuit sa carrière dans le registre de la comédie et met en scène des acteurs populaires tels que Catherine Deneuve, une Belle Maman à laquelle Vincent Lindon a bien du mal à résister, Vincent Perez mis à nu dans le Libertin ou encore Nathalie Baye et Josiane Balasko en fashion victims sur le retour et accroc à la bouteille (de champagne) dans Absolument fabuleux, pastiche de la série anglaise culte Ab Fab.
Yves RENIER
Réalisateur, acteur, scenariste
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Mathilda MAY
Fille du dramaturge Victor Haïm, Mathilda May suit d'abord la voie tracée par sa mère, professeur de danse. Elle pratique cette activité dès l'âge de 8 ans, jusqu'à obtenir en 1983 le Premier Prix du Conservatoire National de Paris. Repérée par l'agent Myriam Bru, elle s'oriente alors vers la comédie, décrochant son premier rôle, celui d'une princesse, dans Nemo (1984), adaptation de la BD de Winsor McCay.
Apparue peu après Valérie Kaprisky et peu avant Béatrice Dalle, Mathilda May s'impose bientôt comme l'un des grands sex-symbols français des années 80. D'abord employée dans des comédies (Les Rois du gag), elle s'aventure dans des univers plus troubles grâce à Claude Chabrol, qui en fait l'héroïne du Cri du hibou, une prestation saluée par un César du Meilleur espoir en 1988. Lauréate l'année suivante du Prix Romy-Schneider, elle emprunte La Passerelle face à Arditi, puis chante et danse aux côtés de Montand dans Trois places pour le 26 de Demy.
Après Chabrol et Demy, c'est encore un quasi-vétéran, Michel Deville, qui la choisit pour incarner l'objet du désir dans l'obscur Toutes peines confondues (1992). Bigas Luna n'est pas insensible aux appas de la pulpeuse Mathilda May ( La Lune et le Téton, avec Gérard Darmon, alors compagnon de l'actrice), qui enchaîne les projets atypiques, tournés en Algérie (Isabelle Eberhardt) ou en Patagonie (Le Cri de la roche de Herzog) et prête sa voix à Pocahontas dans la vf du fameux Disney (1995). Partenaire de Bruce Willis dans Le Chacal en 1997, elle est alors peu sollicitée par les cinéastes français, et se tiendra éloignée des plateaux pendant plusieurs années. Mais Claude Chabrol ne l'a pas oubliée, qui lui confie un rôle dans La Fille coupée en deux (2007), 20 ans après Le Cri du hibou.
Valeria CAVALLI
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Denis DERCOURT
Réalisateur, Scénariste, Compositeur Français
Denis Dercourt baigne dès son plus jeune âge dans l'univers de la musique et dans celui du cinéma. Fils (et petit-fils) d'un producteur et d'une prof de piano, Petit Chanteur à la Croix-de -Bois, il suit des cours de violon -instrument qu'il troquera pour l'alto-, et tourne, adolescent, des films en super 8. Elève brillant (bachelier à 16 ans, études de philo, passage à Sciences Po), il est alto solo au sein de l'Orchestre Symphonique français de 1988 à 1993 puis enseigne la musique de Chambre au Conservatoire de Strasbourg.En 1997, Le Déménagement, une comédie d'à peine une heure, marque les débuts de Denis Dercourt à la réalisation. Mais le cinéaste, qui a fondé avec son frère Tom la société Les Films à un dollar, se fait remarquer en 1998 avec Les Cachetonneurs, une oeuvre drôlatique au charme insolite, retraçant les péripéties d'instrumentistes qui courent le cachet. S'il change d'orientation avec son troisième opus, Lise et André, un road-movie teinté de mysticisme, la musique se trouve de nouveau au centre de ses deux longs métrages suivants : Mes enfants ne sont pas comme les autres (2003) avec Richard Berry en père exigeant de deux jeunes virtuoses, puis La Tourneuse de pages, très remarqué sur la Croisette en 2006, l'étude de la trouble relation qui unit une pianiste renommée (Catherine Frot) à une de ses anciennes élèves (Déborah François).
Fabienne BABE
Actrice. Retrouvez sa filmographie en cliquant ici

Emilie DEQUENNE
Fille d'un entrepreneur en menuiserie, Emilie Dequenne prend dès l'âge de 8 ans des cours de comédie. Bachelière à 16 ans, elle suit des études de sciences politiques, tout en rêvant de cinéma et de théâtre. Grâce à sa tante, qui a repéré l'annonce dans un journal, elle se rend au casting de Rosetta, un film de Luc et Jean-Pierre Dardenne. Presque aussi déterminée que le personnage, elle décroche, face à 2 000 concurrentes, le rôle-titre, celui d'une jeune femme, mi-petit soldat mi-petit chaperon rouge, prête à tout pour obtenir puis conserver un emploi. Le conte de fées ne s'arrête pas là puisque sa performance lui vaut en 1999 un Prix d'interprétation au Festival de Cannes, ex-aequo avec une autre fille du Nord, Severine Caneele, pour L'Humanité.
Dès son deuxième long métrage en 2001, Emilie Dequenne change totalement de registre en incarnant l'héritière Marianne de Morangias dans le film d'aventure Le Pacte des loups, superproduction en costumes signée Christophe Gans. Jeune fille complexée face à Jugnot dans Oui, mais, elle campe pour Claude Berri une femme de ménage qui illumine le quotidien du bougon Bacri (2002). Pleine de fraîcheur, l'actrice, loin de l'univers âpre des Dardenne, s'illustre désormais dans la comédie (Mariées mais pas trop) et joue volontiers les séductrices (L'Equipier, mélodrame de Philippe Lioret en 2004), voire les mangeuses d'hommes (Avant qu'il ne soit trop tard). En 2005, on la retrouve à l'affiche de deux films d'époque, la fresque Le Pont du roi Saint-Louis et l'intimiste La Ravisseuse d'Antoine Santana.
Passant avec aisance du classicisme du Grand Meaulnes (2006) à la fantaisie des Etats-Unis d'Albert (id.), Emilie Dequenne s'essaie en 2007 au thriller avec Ecoute le temps et goûte, aux côtés de Sandrine Kiberlain et Denis Podalydès, à La Vie d'artiste de Marc Fitoussi.
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